Semaines sans tes enfants cet été : comment les vivre et rencontrer des gens qui comprennent

10 juillet 2026 · 8 min de lecture

Parent solo assis dans un appartement silencieux et lumineux un soir d'été

Semaines sans enfants cet été : comment les vivre et rencontrer des gens qui comprennent

La voiture de l'autre parent disparaît au coin de la rue. Tu refermes la porte. L'appartement est silencieux d'un coup, d'un silence qui a une texture particulière en été — plus épais, plus long. Ces semaines sans enfants cet été ont ce quelque chose de particulier : en même temps, tu ressens plusieurs choses qui n'ont rien à faire ensemble — un tout petit soulagement, une culpabilité d'avoir ressenti ce soulagement, et un vide que tu ne sais pas trop quoi faire de. Ce mélange étrange, c'est exactement ce dont on va parler — et ce qu'on peut en faire.

Ce mélange bizarre qu'on ressent les premiers jours (et pourquoi c'est normal)

Les premières heures d'une semaine sans les enfants en été, c'est souvent la même chose : le silence te tombe dessus avant que tu aies eu le temps de préparer quoi que ce soit. Les habitudes du soir — le bain, le repas à heure fixe, la négociation sur l'heure du coucher — s'évaporent d'un coup. Tu ouvres le frigo et tu réalises que tu as acheté pour quatre alors que tu es seul·e. Tu t'assieds sur le canapé à 18h30 et tu ne sais pas vraiment quoi faire de tes mains.

Soulagement, culpabilité, vide : ces trois émotions peuvent coexister sans que l'une annule l'autre. Ressentir du soulagement ne fait pas de toi un mauvais parent. Ressentir du vide ne signifie pas que tu n'as pas de vie propre. Et la culpabilité — cette spécialité maison du parent séparé — n'a pas non plus grand-chose à voir avec la réalité de ce que tu vis au quotidien avec tes enfants. Traverser ces semaines sans culpabilité, c'est possible, même si ça ne se décrète pas du jour au lendemain.

Ce qui aide, souvent, c'est simplement de nommer ce que tu ressens sans en faire un problème à résoudre. Tu n'es pas le·la seul·e à trouver ça étrange. Beaucoup de parents en garde alternée vivent cette ambivalence, particulièrement en été où les semaines sont plus longues et plus visibles socialement.

Deux parents solos qui discutent et rient à la terrasse d'un café en été

La semaine 1 : remplir sans se forcer

Le piège de la première semaine, c'est de vouloir en faire trop — ou au contraire de ne rien faire du tout en attendant que ça passe. Ni l'un ni l'autre ne fonctionne vraiment.

L'idée, c'est de remplir graduellement, pas de transformer ces jours en vacances de rêve Instagram. Reprendre un truc que tu avais laissé tomber : la course à pied du mercredi soir, un bouquin commencé il y a six mois, une série que tu ne peux pas regarder avec les enfants dans les pattes. Des choses simples, à toi, qui ne demandent aucune organisation particulière.

Ensuite, les activités sociales légères : une terrasse avec un ami, un ciné en semaine (ça, ça change tout), une balade dans un quartier que tu connais mal. Pas besoin d'un programme chargé. Juste quelques ancrages dans la semaine pour que les journées aient une forme.

Et puis il y a une troisième option que beaucoup de parents solos découvrent progressivement : rejoindre des sorties ou des week-ends organisés entre parents dans la même situation. Des pique-niques, des locations partagées, des excursions à la journée. Chaque été, des dizaines de parents solos organisent ce type de moments sur des groupes ou des plateformes dédiées — pas pour « caser des dates », juste pour ne pas passer la semaine à tourner en rond. Les co-vacances entre parents solos, c'est un format qui fonctionne vraiment, et souvent bien mieux qu'on ne l'imaginait.

Pour les idées concrètes de quoi faire de ces semaines, tu peux aussi jeter un œil à ces 8 pistes pratiques pour parents solos sans enfants cet été — utile si tu es en panne d'inspiration.

Et si ces semaines devenaient le moment de rencontrer des gens qui comprennent vraiment ?

Il y a quelque chose de particulier avec les autres parents solos : tu n'as pas à tout expliquer. Pas besoin de justifier pourquoi tu es disponible cette semaine et pas la suivante. Pas besoin de préciser que non, tu ne peux pas partir trois semaines d'affilée parce que les enfants reviennent le 18. Pas besoin de gérer le regard de quelqu'un qui n'a jamais eu à jongler entre un agenda de garde, une école et un boulot en même temps.

Avec quelqu'un qui vit la même chose, la conversation part directement d'un terrain commun. Et ça change tout — que ce soit pour une amitié, pour des sorties, ou pour quelque chose de plus.

C'est exactement ce que propose la communauté Parents Solos : un endroit où les gens sont dans la même situation, qu'ils cherchent un ami pour prendre un verre un mardi soir ou quelqu'un avec qui vraiment recommencer. Pas d'application de dating générique où tu dois cocher la case « parent » dans un formulaire et espérer que l'autre comprenne ce que ça implique. Juste des gens qui savent déjà.

Si tu n'as encore jamais réfléchi à refaire des rencontres et que l'idée te semble lointaine — peut-être même un peu coupable — cet article sur la culpabilité de refaire sa vie est un bon point de départ. Et si tu te demandes comment te lancer concrètement, les conseils pour un premier rendez-vous quand on est parent solo sont aussi là.

Un père solo se promenant seul dans un parc ensoleillé en été

Semaine 2 et au-delà : trouver son propre rythme

La bonne nouvelle avec la deuxième semaine sans les enfants, c'est que tu sais déjà à quoi t'attendre. La mauvaise, c'est que ça ne devient pas magiquement facile pour autant.

Ce qui fonctionne, c'est d'arrêter de chercher la formule idéale et d'expérimenter ce qui marche pour toi — pas pour les autres parents solos que tu suis sur les réseaux, pas pour ce que tu imagines que « les gens » font de leurs vacances. Certains ont besoin de sortir tous les soirs pour ne pas rester seuls avec le silence. D'autres se découvrent une capacité à savourer cette solitude qu'ils n'auraient jamais cru possible avant. La plupart se situent quelque part entre les deux, selon les jours.

Ce que beaucoup finissent par faire, c'est créer un mini rituel de « semaine solo ». Pas un programme chargé — juste deux ou trois ancrages qui deviennent les tiens. Un marché le matin, un repas qu'on ne prépare jamais avec les enfants, une soirée à inviter des amis sans penser à l'heure de coucher de personne. Ces petits rituels transforment progressivement la semaine vide en quelque chose qui t'appartient.

Et puis il y a le retour des enfants. Souvent aussi intense que le départ — dans l'autre sens. L'appartement se remplit, le bruit revient, et toi tu dois basculer d'un mode à l'autre en quelques minutes. Le passage de bras est un moment en lui-même, qui mérite qu'on s'y prépare aussi, dans les deux sens.

Ce que d'autres parents solos font vraiment pendant ces semaines

Voici des exemples de ce que des parents solos vivent pendant ces semaines :

  • Une maman de Bordeaux en garde alternée depuis deux ans a commencé à rejoindre des week-ends entre parents solos l'été dernier. Elle ne cherchait pas à rencontrer quelqu'un, juste à ne pas rester seule dans son appartement. Elle a gardé contact avec trois personnes qu'elle voit encore régulièrement.
  • Un papa en garde alternée depuis trois ans s'est inscrit à un cours de cuisine qu'il repoussait depuis des mois. Ça lui a pris deux semaines sans les enfants pour finalement le faire — et il y est allé deux étés de suite.
  • Une mère de deux enfants a organisé son premier road trip seule pendant une semaine de garde chez le père. Elle dit que c'est la première fois depuis la séparation qu'elle a senti que le temps lui appartenait vraiment.

Ces exemples ne sont pas des success stories à reproduire. Ce sont juste des rappels que ces semaines peuvent devenir quelque chose — pas forcément spectaculaire, mais à toi.

Si tu veux voir ce que d'autres parents solos organisent cet été — sorties, locations partagées, rencontres — c'est exactement ce que tu trouveras sur Parents Solos. Pas une promesse, juste une communauté de gens qui vivent la même chose et qui ont décidé de ne pas le vivre seuls.

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